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Structurer, hiérarchiser, sélectionner des recommandations

Les recommandations seront formulées sous la forme d'une liste organisée ou de scénarii :


  • établir une liste de recommandations non hiérarchisée sous-entend que l'ensemble des recommandations doit être mis en œuvre conjointement pour apporter une solution au problème étudié ;
  • établir des scénarii intègre mieux la complexité du problème : plusieurs solutions sont possibles, chacune s'appuyant sur des moyens différents et ayant des conséquences, positives ou négatives, diverses.



La présentation des recommandations doit être structurée. Par exemple :



  • organisées par domaines d'action : organisationnel, financier, pédagogique, etc. ;
  • organisées selon une liste chronologique : court, moyen et long terme ;
  • organisées par niveaux d'action : académie, bassins, établissements ;
  • organisées par acteur.



Cette structure doit être cohérente avec les niveaux de dysfonctionnement et leviers d'action précédemment relevés. Par ailleurs, la liste établie gagnera à être accompagnée d'un diagramme mettant en évidence les relations entre les différentes recommandations.



Dans le cas d'une présentation par scénarii, l'équipe propose plusieurs scénarii correspondant à différentes options pour agir sur le problème complexe étudié. D'un scénario à l'autre peuvent différer les recommandations, leurs modalités de mise en œuvre ou leur combinaison. Les scenarii ont pour avantage de présenter des options, soit en fonction d'hypothèses de travail différentes, soit en fonction de perspectives d'évolution différentes. Pour un exemple...



Le recours à des scénariis est particulièrement approprié lorsque :

  • le problème étudié peut être interprété et donc expliqué de plusieurs manières, ou est "non explicable" dans sa globalité. À chaque hypothèse explicative fait suite un ensemble de recommandations spécifiques. En d'autres termes, s'il n'est pas possible de déterminer avec certitude la ou les causes du problème, on proposera des recommandations en fonction de la connaissance partielle établie ;
  • le problème étudié peut être solutionné de différentes façons, chacune présentant des avantages et des inconvénients. Ces derniers étant à chaque fois présentés au décideur, il peut choisir ce qui lui apparaît être le mieux, ou le "moins pire" ;
  • l'équipe fait le choix stratégique de se positionner dans l'aide à l'action et à la décision, laissant une véritable part de responsabilité au décideur.



Sélectionner !




Le commanditaire n'attend pas une liste exhaustive de tout ce qui pourrait être fait dans le domaine concerné par votre étude. Il a besoin d'une sélection des recommandations prioritaires à mettre en œuvre pour agir sur un problème qui se pose. En d'autres termes, vous devez vous positionner, même si vous optez pour des scénarii. Les recommandations relevées sont celles sans lesquelles, à partir de votre enquête, on ne peut pas faire évoluer positivement la situation. Les petites actions annexes, complémentaires, seront éventuellement portées en annexe.



Petite parabole Si vous faites appel à un expert avant l'achat d'une maison, vous attendez de lui qu'il vous indique les problèmes éventuels de la maison (charpente, électricité, etc.), qu'il pointe les points forts de la maison (plomberie neuve, etc.) et qu'il vous fournisse une liste budgétée des travaux à prévoir. Enfin, vous avez besoin de savoir par quoi il faudrait commencer (la toiture, parce que si on n'agit pas à ce niveau alors tel nouveau problème va se produire, etc.) et ce qui peut attendre deux ou trois ans, etc. Bien sûr, il est intéressant de savoir que la couleur du salon s'harmonise mal avec le couloir attenant et qu'une moulure posée à 67 cm du plafond rééquilibrerait le volume de la pièce. Mais s'agit-il d'informations indispensables pour prendre la décision d'acheter ou non ?